L’un des enjeux du projet SEFerSol Maraîchage Biologique est de mettre au point des systèmes de culture à très bas niveaux d’intrants, y compris ceux autorisés en AB. La lutte contre les insectes « nuisibles », autrement appelés bioagresseurs n’est pas toujours simple en AB (ils sont mobiles !) et les processus de régulation écologique recherchés restent parfois limités pour garantir un niveau de dégâts acceptable.
Pour la culture de poireaux, les dégâts causés par la mouche mineuse peuvent mettre à mal le résultat de la culture. Dernièrement, aucune piqûre de nutrition de cet insecte nuisible n’a été détectée si bien que la pose de filets anti-insectes, en prévision du prochain pic de vol des adultes, a démarré le 13/09 et s’est achevée ce matin. En créant une barrière mécanique entre la plante hôte et les insectes adultes, on empêche la ponte et par conséquent la colonisation de la plante par les larves et leurs pupes. Ce moyen permet de ne recourir à aucun traitement de biocontrôle ; il a montré une efficacité très élevée dans des essais menés dans différentes régions françaises.
Piqûres de nutrition catractéristiques de la mouche mineuse du poireau. Un indice fiable de la présence d’adultes. Fin de la pose des filets. Les trois SdC testés ont été voilés séparément ; si des mouches ont échappé aux observations d’avant pose, et que des différences de pression devaient apparaître d’un système de culture à l’autre, elles seront visibles au moment des récoltes. Dans les jours qui viennent, nous surveillerons le lestage des filets pour réparer tout manque d’étanchéité qui permettraient aux mouches d’entrer dans l’enceinte close créee par les filets.